

{"id":8009,"date":"2022-05-17T10:36:57","date_gmt":"2022-05-17T10:36:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museodegrandas.es\/02-la-casa-rectoral-presbytere\/02-03-salle-de-lindustrie-textile\/"},"modified":"2022-05-24T09:12:10","modified_gmt":"2022-05-24T09:12:10","slug":"02-03-salle-de-lindustrie-textile","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museodegrandas.es\/fr\/le-musee\/02-la-casa-rectoral-presbytere\/02-03-salle-de-lindustrie-textile\/","title":{"rendered":"02.03.- Salle de l&rsquo;industrie textile"},"content":{"rendered":"<p>Cette salle pr\u00e9sente les proc\u00e9d\u00e9s de transformation du lin et de la laine, les mati\u00e8res premi\u00e8res textiles de base de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Le lin est une plante ligneuse dont la transformation en fibres utiles pour la filature et le tissage n\u00e9cessite un long processus de transformation impliquant des op\u00e9rations et des instruments tr\u00e8s divers. Tout d&rsquo;abord, les graines (linettes) sont s\u00e9par\u00e9es des tiges dans les ripos, en faisant passer les bottes de plantes entre des dents en bois. Pour d\u00e9composer ses parties ligneuses, le lin est broy\u00e9 ou pil\u00e9 dans des pisones, afitones ou agramadeiras. Ensuite, dans les espadelas, les bottes de lin sont frapp\u00e9es sur le bord d&rsquo;une planche plac\u00e9e verticalement pour s\u00e9parer les restes ou d\u00e9chets. Enfin, le lin passe \u00e0 travers les restrelos sortes de racleurs dot\u00e9s de pointes en fer entre lesquelles les fibres utiles sont d\u00e9finitivement nettoy\u00e9es et les brins fins ou les brins grossiers ou \u00e9toupes sont s\u00e9par\u00e9s sans \u00eatre cass\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.museodegrandas.es\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/textil1.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-785 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.museodegrandas.es\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/textil1.jpg\" alt=\"textil1\" width=\"500\" height=\"334\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le traitement de la laine de mouton est plus simple et n\u00e9cessite moins d&rsquo;instruments. Une fois les moutons tondus avec les tixeiras de tosquilar (cisailles de tonte), la laine est lav\u00e9e et les toisons sont d\u00e9m\u00eal\u00e9es sur les cardes.<\/p>\n<p>Pour filer le lin et la laine \u00e0 la main, on utilisait des rocas (rouets), des fusos (fuseaux) et des parafusas (grands fuseaux), dont une grande vari\u00e9t\u00e9 est repr\u00e9sent\u00e9e. Certains rouets sont soigneusement d\u00e9cor\u00e9s avec des motifs g\u00e9om\u00e9triques incis\u00e9s, des lettres et des silhouettes d&rsquo;animaux. Des tornos de filar (tours \u00e0 filer) sont \u00e9galement expos\u00e9s, des outils originaires du Moyen \u00c2ge qui, bien qu&rsquo;ils permettent de mieux filer et plus rapidement, ne se sont jamais g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s dans la campagne asturienne, car ils n&rsquo;avaient pas la mobilit\u00e9 du fuseau et du rouet, qui permettaient aux femmes de filer \u00e0 tout moment et en tout lieu.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.museodegrandas.es\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/textil2.jpg\"><img class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.museodegrandas.es\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/textil2.jpg\" alt=\"textil2\" width=\"500\" \/><\/a><\/p>\n<p>Un m\u00e9tier \u00e0 tisser \u00e0 cha\u00eene basse ou horizontal occupe une place pr\u00e9pond\u00e9rante dans la pi\u00e8ce. Il \u00e9tait utilis\u00e9 pour produire des pi\u00e8ces de laine et de lin d&rsquo;environ quatre-vingts centim\u00e8tres de large, qui servaient \u00e0 fabriquer des couvertures, des ch\u00e2les et des pantalons en laine, ainsi que des draps, des chemises et des sous-v\u00eatements en lin. Pour \u00eatre tiss\u00e9 sur le m\u00e9tier, le fil doit \u00eatre correctement pr\u00e9par\u00e9, un processus pour lequel plusieurs instruments sont n\u00e9cessaires : les\u00a0 sarelos (enrouleurs) avec lesquels les \u00e9cheveaux sont form\u00e9s, les devanadoiras ou argadelos (bobines), sur lesquels les \u00e9cheveaux sont enroul\u00e9s, et enfin, les rodas dos canelos ou caneleiros o\u00f9 les pelotes de fil sont transform\u00e9es en bobines, lesquelles, une fois introduites dans la nezcla ou lanzadeira (aiguille) du m\u00e9tier, forment la trame du tissu. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 du m\u00e9tier se trouve la urdideira, une grande pi\u00e8ce \u00e9quip\u00e9e d&rsquo;une lame qui servait \u00e0 pr\u00e9parer la cha\u00eene.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.museodegrandas.es\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/textil3.jpg\"><img class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.museodegrandas.es\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/textil3.jpg\" alt=\"textil3\" width=\"500\" \/><\/a><\/p>\n<p>Parmi les productions textiles les plus repr\u00e9sentatives de la r\u00e9gion on peut citer les courtepointes, r\u00e9alis\u00e9es soit avec du fil, soit avec de vieux chiffons d\u00e9chir\u00e9s. Les tisserands combinaient habilement les couleurs des chiffons ou de la laine, qu&rsquo;ils teignaient eux-m\u00eames, pour cr\u00e9er des motifs g\u00e9om\u00e9triques simples. Parfois, les courtepointes \u00e9taient fabriqu\u00e9es \u00e0 partir de bouts de tissu cousus ensemble, ce qui donnait un type de courtepointe tr\u00e8s caract\u00e9ristique, dont le seul motif \u00e9tait constitu\u00e9 des lignes successives de carr\u00e9s d\u00e9croissants avec un jeu d&rsquo;ombre et de lumi\u00e8re qui cr\u00e9e un effet esth\u00e9tique agr\u00e9able.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9volution des techniques textiles est repr\u00e9sent\u00e9e par des machines \u00e0 tricoter et \u00e0 bobiner du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle expos\u00e9es dans la salle.<br \/>\n<!--:--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette salle pr\u00e9sente les proc\u00e9d\u00e9s de transformation du lin et de la laine, les mati\u00e8res premi\u00e8res textiles de base de la r\u00e9gion. 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